Le LMDF se porte bien

, par Ekkehart Schmidt

Le fonds de microfinance luxembourgeois (LMDF), qui vise à contribuer à la réduction de la pauvreté dans les pays en développement, se félicite de rendements particulièrement attractifs en publiant ses résultats à la fin septembre 2014.

« Nous avons effectué un travail rigoureux au cours des derniers mois pour augmenter les investissements dans la microfinance du LMDF et nous continuerons à le faire. Cela est bénéfique à la fois pour notre mission sociale et pour notre performance financière », explique Kaspar Wansleben, administrateur délégué et directeur exécutif du LMDF, une sicav créée en 2009, au sein d’un partenariat entre la direction de la coopération du ministère des Affaires étrangères, le ministère des Finances, Appui au développement autonome (Ada), le secteur bancaire (entre autre avec etika et la BCEE) et des investisseurs privés.

Au cours de ce dernier trimestre, LMDF a ainsi effectué deux investissements supplémentaires, et ce pour un total d’un million de dollars US. Partenaire du LMDF depuis 2011, Fundación de Apoyo Comunitário y Social del Ecuador (Faces), s’est vu octroyer un prêt de 500.000 USD. Ce deuxième prêt de la part du fonds leur permettra d’élargir leur portefeuille de microcrédits en Équateur. Partenaire depuis 2009, Intean Poalroath Rongroueng (IPR) au Cambodge a également perçu un prêt du même montant, et ce pour la 4e fois de la part du fonds.

Fin septembre, 81% du fonds (soit plus de 14 millions d’euros) étaient investis dans la microfinance, un chiffre proche du maximum de 90% établi dans son prospectus. Au total, 31 institutions de microfinance sont financées dans 18 pays. Ce qui représente quelque 29.460 micro-entrepreneurs financés pour un ticket moyen de 1.025 euros.

Le quota d’investissement, aux côtés d’un US-Dollar à la hausse, a eu des effets positifs sur le revenu. « Nous sommes fiers de rapporter six mois de rendements financiers à +1,8% pour la classe B (investisseurs institutionnels) et de +1,3% pour la classe C (investisseurs privés). Ce sont des rendements attractifs en période de taux d’intérêt extrêmement faibles et nous l’espérons, présagent une bonne performance globale pour cette année », conclut Kaspar Wansleben.

Etika avait déja déposée 40.000 euros en garantie en 2004 dans le fonds LUXMINT qui fut l’ancêtre du LMDF. En 2009 on a investi dans le LMDF 100.000 euros en parts B (investisseur asbl et personne morale prise de risque plus importante que les parts C) et 100.000 euros en parts C (investisseurs privés et personnes morales) de nos fonds propre.

Plus d’infos : www.lmdf.lu

Le photo montre un marché à Gondar en Ethiopie (Ekkehart Schmidt)

Article du 19 novembre 2014