Polygone construit le centre "Abrigado"

, par Ekkehart Schmidt

En février 2012 la société active dans le bâtiment POLYGONE a obtenu un crédit d’investion pour la construction d’un centre d’accueil pour toxicomanes à Luxembourg-Ville. La Ville de Luxembourg, qui avait commandé l’installation d’un nouveau bâtiment modulaire pour abriter le service ToxIn à la route de Thionville, loue la nouvelle structure pour une durée de minimum cinq ans. En 2011, le Luxembourg comptait 5 209 "usagers problématiques de drogue". Il ne s’agit là que des usagés recensés par les autorités.

Le service ToxIn - nouvellement nommé ABRIGADO - est une structure d’accueil jour et nuit pour toxicomanes. Le nouveau bâtiment provisoire remplace un bâtiment déjà existant depuis huit ans. Le bâtiment abrite un service répondant aux besoins urgents des toxicomanes, sa construction a fait l’objet de débats contradictoires.

La lutte contre l’abus de drogues revêt différents aspects dont la nécessaire répression qui doit se perpétuer, et ce particulièrement envers les producteurs et les distributeurs qui s’enrichissent sur la détresse des toxicomanes. Mais une politique de répression aussi sévère soit elle n’aurait aucune efficacité si elle n’était pas accompagnée d’une politique de prévention visant à écarter autant que possible les consommateurs potentiels de tomber dans l’addiction, sans oublier la fourniture de l’assistance aux toxicomanes pour les aider à se libérer de leur addiction.

C’est dans une optique de prévention et d’assistance aux toxicomanes que nous avons considéré que le centre Abrigado constituait, non pas la solution idéale qui résoudrait les problèmes très complexes posés par la consommation de drogues dans la société, mais une amélioration tangible pour la santé des toxicomanes et du bienêtre de toute la société. En effet, de nombreuses études réalisées sur le long terme dans les villes qui ont mis en place de telles infrastructures démontrent que la population de toxicomanes fréquentant ces centres connait non seulement une forte réduction de sa morbidité et mortalité, mais incitait également à entamer une procédure de sevrage.

POLYGONE, un prestataire de services pour le secteur du bâtiment, construisait début 2012 un nouveau centre. Etant propriétaire de ce bâtiment POLYGONE contractait avec la ville de Luxembourg un contrat de location sur cinq ans. Pour la construction POLYGONE a obtenu en février 2012 un crédit d’investition de 1,3 millions d’euros pour une duréee de cinq ans par la BCEE et etika. Le totale de l’investissement s’éléve à 1,5 millions d’euros. POLYGONE a déjà reçu des crédits de etika (plus d’infos ici).

L’ABRIGADO a été inauguré le 4 février 2012 par le maire de la ville Xavier Bettel et le ministre de la santé Mars di Bartolomeo (photo en bas).

La surface totale du bâtiment est de 1.133 m2. Il abrite entre outre un salle de sejour, une salle d’injection, une infirmerie, un foyer de nuit et des bureaux.

Le bâtiment est réalisé en éléments modulaires et présente une haute performance énergétique. Après la phase de location, le bâtiment peut être démonté et remonté à un autre lieu avec, éventuellemenmt, une autre affectation.

Depuis 2005 la salle d’injection a permis de réagir à 1800 overdoses. Toutes auraient pu être fatales mais aucune ne l’a été. "En 2014, ces overdoses ont été au nombre de 230, note alain Origer, le coordinateur "drogues" du ministère de la santé, selon

L’essentiel (04.03.2015). Depuis 2005 1 500 toxicomanes ont utilisé la Fixerstuff à 260 000 reprises. En 2014, elle a été utilisée 40 000 fois.

Les dispositif de de type ont fait l’objet de nombreuses critiques, mais les études sur plusieurs pays qui les mises en places arrivent toutes à la conclusions que leur impact est bénéfique aussi bien pour la population de toxicomanes que pour la communauté qui interagit avec eux.

Contact  :
POLYGONE sarl, 37 rue de la Gare, L-7535 Mersch, tel : 49 20 05-1, info@polygone.lu, www.polygone.lu, site web de l’Abrigado

Vous trouverez les coordonnées du centre Abrigado ici.

Lire un article sur le sujet, paru dans le Wort du 11 juin 2016 en cliquant sur le photo à droite.

Photos : Christiane Walerich (sauf de l’extérieur)

Article du 2 juillet 2012, actualisé le 24 juillet 2017