Une banque coopérative pourquoi faire ? Conférence lunch Mer 29 octobre 2014

, par Jean-Sébastien Zippert

etika et ATTAC Luxembourg vous invitent à une conférence-déjeuner :

Une banque coopérative, pourquoi faire ?

Mercredi 29 octobre à 12h15

Lieu : Salle Maria-Rheinsheim, -5 avenue Marie-Thérèse
Bus : Arrêt Hamilius et 7 minutes à pied pour joindre l’hôtel (cf plan ici)

En présence de Dirk Coeckelberg, directeur de NewB

C’est peu de dire que les institutions financières en général et les banques en particulier ont mauvaise presse : largement renflouées par l’argent du contribuable en 2008, elles ne répondent plus aux besoins de la communauté car les réformes bancaires qui furent annoncées à corps et à cris par les dirigeants du G20 ne furent que très insuffisamment mises en application.
Il existe cependant des banques qui ont inscrit dans leurs statuts des contraintes largement plus sévères que celles imposées par le cadre légal : privilégier par exemple l’investissement dans l’économie réelle plutôt que vers les produits spéculatifs, donner à leur clientèle privée comme professionnelle l’information la plus transparente et proposer les produits les plus adaptés à leur besoins, ne pas pousser à la surconsommation, etc…
C’est le cas de certaines banques encore sous contrôle public (dont les Caisses d’épargne) mais aussi des banques sociales (comme Triodos ou Banca Etica par exemple) et des banques coopératives.

C’est ainsi que en 2012 plusieurs organisations de la société civile belge (et etika) se sont réunies pour fonder une société coopérative financière visant à la création d’une banque coopérative à l’horizon 2016. L’objet de cette future banque est de proposer tous les services bancaires de base:gestion d’un compte courant avec carte de crédit, offre de produit d’épargne simple, offre de crédits à destination de particuliers comme d’entreprise etc.

Cette banque donnant au plus à ses clients la garantie :
-  qu’elle n’investira que dans l’économie réelle ;
-  qu’elle sera la propriété de ses coopérants qui participeront à sa destinée sur le principe un homme = une voix ;
-  que ses coûts seront maitrisés : l’échelle des salaires dans la banque sera par ex. de 1 à 5 ;
-  que les produits financiers proposés seront simples et transparents.

Cette coopérative a déjà convaincu plus de 47.500 coopérateurs (parmi lesquelles 128 personnes morales, dont etika) et récolté ainsi plus de 2,7 millions d’euros. Elle cherche aujourd’hui à se renforcer en cherchant des capitaux auprès des organisations et entreprises durables, des privés et autres sociétés, et les ’investisseurs institutionnels’. Des bonnes suggestions pour des produits et services sont tout aussi bienvenues.
Dirk Coeckelbergh nous fera part des dernières actualités de NewB, et il nous expliquera pourquoi il est important que le paysage bancaire belge et européen soit pourvu de tels acteurs pour servir l’intérêt général et de... celui des clients-coopérateurs.


Présentation de l’orateur :
Dirk Coeckelbergh capitalise plus de 30 ans d’expérience dans le secteur bancaire, notamment chez BACOB, CGER, Crédit agricole, Centea et Crelan. Il est depuis le printemps dernier le Directeur général de la coopérative financière NewB.

Plus d’informations sur le site : www.jeprendspart.be

Pour des raisons d’organisation, prière de s’inscrire à events@etika.lu avant le 27 octobre 2014 en précisant le nombre de personnes qui assisteront à la conférence et celles qui resteront pour le déjeuner.

Article du 30 septembre 2014