Journal woxx

, par Jean-Sébastien Zippert

« Un journal de plus ? », c’était le titre de l’édito du numéro zéro du GréngeSpoun, l’ancêtre du woxx, en octobre 1988. Déjà à l’époque, la question de l’utilité d’une multiplicité de journaux se posait, surtout dans la mesure où ils se ressemblaient à maints égards. Et ce qui, pour la plupart d’entre eux, constituait le principal facteur de différenciation représentait en même temps un défaut commun : leur connivence avec un des partis politiques, à un point difficile à imaginer aujourd’hui.

L’hebdomadaire woxx est devenu un des rares journaux à donner la parole à des personnes et à des groupes sociaux qui n’ont généralement pas accès aux média et participe ainsi à la pluralité de la presse au Grand-Duché. Il s’agissait à l’époque de faire entendre des voix qu’on n’entendait pas dans les médias établies et en particulier, tout de même, celles issues de la mouvance qui avait donné naissance au parti vert luxembourgeois.

Le woxx existe sous la forme d’une coopérative autogérée, avec une rotation des postes de responsabilité entre tous les rédacteurs et rédactrices du journal. L’hebdomadaire est tiré a 3.000 exemplaires (2007)

En septembre 2003 la woxx a recu de la part de etika et la BCEE un crédit d’investissement pour l’achat d’une nouvelle installation informatique de 25.000 EUR sur 5 ans et une ligne de crédit pour la gestion de la trésorerie au quotidien de 75.000 EUR sur 1 an renouvelable. Le woxx a remboursé le crédit fin 2008. Dans un article on explique aux lecteurs les raisons des crédits (woxx, 09.01.09) :

Sans dette

L’année 2008 était pour beaucoup d’entreprises pas brillante en ce qui concerne les finances. La woxx pourtant a bouclé sa dette qui date des années 90. Parce que la procédure pour l’accord pour l’aide à la presse durait pour la woxx – pas comme habituellement une année – mais 6 années, l’ancien « GréngeSpoun » a dû prendre recours à un crédit. Il y a eu une reconnaissance rétrospective de l’aide à la presse, mais celle-ci n’a pas pu combler tout le besoin de financement. En tant que projet non-commercial, la woxx n’est jamais en situation de réaliser d’énormes marges de profit. Pour cette raison la durée du remboursement a été négociée sur une période assez longue. Grâce au taux d’intérêt réduit garantie par etika, la charge de la dette ne gagnait pas trop en poids.

Lire ici un texte sur les 30 ans de la woxx

Contact :

Woxx, Richard Graf, 51 avenue de la Liberté – BP 684, L-2016 Luxemburg, Tel. 29 79 99 21, woxx@woxx.lu, www.woxx.lu

article du 19 septembre 2003, dernière actualisation le 7 novembre 2018