Ferme bio de vaches laitières Josy Reitz

, par Ekkehart Schmidt














S’il fait beau, on peut voir depuis Lieler, un petit village au dessus de la Vallée de l’Our, l’Allemagne et la Belgique en même temps. Ici, près de Weiswampach, se trouve la ferme Reitz-Kromer, une entreprise familiale qui existe depuis plusieurs générations.

Un fils de la famille, Josy Reitz (photo), va désormais se charger de la ferme, qui date déjà des années 30. Mais non plus dans une manière conventionnelle : L’entreprise de ses parents, qui est spécialisée dans la culture de produits agraires, lait et viande, va être convertie en bio.

Pour sécuriser la continuation de la ferme en respect des critères bio, il devient nécessaire de bâtir une salle polyvalente et d’élargir l’espace pour les vaches. Le coût total de cette investissement s’élève à 252 600 euros. Outre les subsides de l’Etat, l’entreprise a reçu en septembre 2016 un crédit d’investissement de 178 000 euros de la part de etika et de la BCEE.

A cause d’un retard du paiement des subsides de la part du ministère de l’Agriculture d’au moins un an, l’entreprise a aussi obtenu un crédit pont de 74 600 euros.

Lors d’une visite en mars 2017 Josy Reitz montre et explique les changements de sa ferme. La conversion en bio n’était pas trop compliqué, car une des conditions importantes était déjà satisfait : les vaches peuvent sortir de l’étable pour immédiatement joindre les prés. La ferme dispose de 30 hectares de champs et de 60 hectares de pâturages.

Hormis des vaches laitières, l’étable abrite également des vaches en tarissement (c’est à dire qui ne peuvent être traites du fait qu’elles vont bientôt mettre bas d’un petit veau cf plus bas) et en traitement, des animaux de remplacement et des veaux. Le cheptel s’élève à une centaine de vaches Fleckvieh. Cette race, appelée aussi Simmental Allemande, est la deuxième race mondiale, une race mixte moderne adaptée à chaque exploitation. Elle combine idéalement hautes performances laitières avec d´excellentes performances bouchères et de fonctionnalité.

Parmi le cheptel 35 à 36 vaches sont aptes à la traite de traite, les autres sont en tarissement ou des veaux. Dans l’étable de Josy Reitz ils sont séparé. Pendant que ceux en tarissement restent dans l’étable en l’hiver, les vaches laitières sont libre à sortir aux champs pendant toute l’année.

La carrière des vaches laitières est rythmée par une succession de vêlages, de lactations, de gestations et de tarissements. De l’arrêt de la traite jusqu’au début de la lactation suivante, la vache laitière connaît un bouleversement de sa physiologie : rupture des équilibres hormonaux, transformation de la mamelle et du rumen, modification du métabolisme.

Cette période conditionne la quantité et la composition du lait produit à la lactation suivante. Chez Josy Reitz les vaches restent plus que trois mois entarissement, donc plusieurs semaines plus longue que dans l’élévage conventionnelle ( 6 à 9 semaines).

Le tarissement est l’une des phases les plus critiques du cycle des vaches laitières. En effet, c’est au cours de cette période que l’éleveur prépare la vache et sa mamelle à la lactation suivante. La moindre anomalie peut avoir des conséquences négatives sur la santé de la vache et, au bout du compte, sur sa production post-vêlage.

Les travaux d’élargissement de l’espace pour les vaches en ajoutant un annexe et de construire une salle polyvalente étant fini, la ferme est bien préparée pour un futur économiquement durable, comme pour le bonheur dans le pré.

Contact :

Josy Reitz
5 Duarefstrooss
L-9972 Lieler
Tel. : 691-608881

Photo portrait : Julie Mousel/ Bio-Lëtzebuerg

Article du 12 octobre 2016, dernière actualisation le 13 mars 2017