Société coopérative Co-labor

, par Jean-Sébastien Zippert














Date du premier et dernier crédit :
novembre 1999, juin 2017

Description :
Cette société coopérative, active dans l’entretien et l’aménagement d’espaces verts, a pour objet l’intégration sociale de demandeurs d’emploi nécessitant une assistance socio-éducative et un apprentissage particulier.

Co-labor emploie plus de 150 personnes, dont 100 en CDI et plus de 50 en projet professionnel (mi 2013), donc en insertion sous des statuts divers du type apprentissage jeune et adulte ou encore avec un Contrat d’Auxiliaire Temporaire (CAT). Selon la politique sociale de la coopérative, au moins 30 % de ses effectifs doit être en insertion. Ce taux est largement dépassé dans les faits puisqu’il atteint presque 43 %. La plupart des emplois offerts ne nécessitent aucun pré-requis ou formation initiale. Cela facilite énormément l’accès à un poste pour la population ciblée par Co-labor.

Outre l’engagement social le prêt a été accordé aussi pour l’engagement de Co-Labor dans la protection de l’environnement qui se traduit par l’entretien d’un jardin biologique, ainsi que pour la commercialisation de produits bio luxembourgeois.

Co-Labor est actif dans les secteurs horticole et forestier, comme l’aménagement d’espaces verts, la construction de terrasse ou des plans d’eau, ainsi que dans l’entretien de jardins, pour ne nommer que quelques exemples. Ces activités représentent à peu près 80 % du chiffre d’affaire de la coopérative.

Les décisions au sein de Co-labor sont prises d’une manière collective par le conseil d’administration. Le Conseil est également composé d’experts externes, comme des économistes ou des enseignants de profession, ainsi que par des membres du personnel (minoritaires).

Depuis 1983 les efforts de Co-labor ont permis à des centaines de personnes à trouver un emploi dans le premier marché du travail.

Crédits de etika :

  • crédit d’investissement pour le renouvellement d’installation informatiques,
  • crédit d’investissement pour l’achat de matériel roulant et l’amélioration du point de vente,
  • crédit d’investissement pour l’achat de deux camionnettes et d’une serre dans le cadre du projet « Grénge Kuerf » pour la culture de légumes biologiques (photo)
  • crédit d’investissement pour l’achat d’un microtracteur, d’une engazonneuse et d’une camionnette,
  • ligne de crédit pour la gestion quotidienne de la trésorerie, toujours renouvelée à ce jour
  • crédit d’investissement pour l’achat d’un véhicule de terrassement pour les travaux de paysagisme
  • crédit d’investissement pour achat de matériels divers
  • crédit d’investissement pour la valorisation des déchets de bois (cf ci dessous)
  • crédit visant à apurer les dettes contractées au centre commun de la sécurité sociale (voir en bas)
  • crédit d’achat de matériel de 70.000 euros sur cinq ans et de 290.000 euros pour 15 ans en 2010
  • crédit d’achat d’équipements pour deux projets soutenus par le FSE, INOVE et BIO-SOL2, de 265.500 euros sur 5 ans en 2012 (voir déscription en bas)
  • crédit d’investissement et ligne de crédit supplémentaire de 1.200.000 euros pour la construction du nouveau siège à Bertrange en février 2016
  • crédit d’achat d’équipements et matériel divers de 293.000 euros sur 5 ans en 2017

Apurement des dettes

En décembre 2008 Co-labor a obtenu un crédit de 192.000 euros afin d’apurer une série de dettes essentiellement contractées auprès du Centre commun de la Sécurité Sociale de Luxembourg. Ces dettes datent de plus d’une dizaine d’années. Ces dettes constituent un réal handicap pour la société, car elles empéchaient Co-Labor de répondre aux appels d’offres publics. Le comité de crédit d’etika a statué favorable sur cette demande. En effet bien que celle-ci ne soit pas un crédit d’investissement ou une ligne de crédit, il s’agissait de ne pas pénaliser l’équipe de direction actuellement en place qui n’est pas responsable de l’origine de ces dettes. Au contraire, elle a fourni des éléments sur les cinq dernières années qui montrent qu’elle avait su faire preuve d’une gestion rigoureuse.

Contact :

Marc Kohl, 1 Grevelsbarriere, L-8059 Bertrange, Tel. +352 44 78 83 1

Le projet Grenge Kuerf de Co-labor est à la fois écologique et social

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Article, paru dans la presse : Les déchets de bois valorisés pour le chauffage

En août 2007 La coopérative a obtenu un prêt de 160.300 euro pour des investissements réguliers. La nouveauté : Co-Labor s’engagera dorénavant dans la valorisation du bois laissé en forêt comme déchet.

Luxembourg - La demande de prêt a été retenue par le comité de crédit d’etika, en raison de l’engagement de Co-Labor dans la réinsertion des demandeurs en difficulté de trouver un travail sur le premier marché du travail. « Nous nous distinguons des autres coopératives par le taux élevé de formation et d’insertion ou réinsertion des personnes qui peinent à trouver un poste régulier, » explique Christophe Lepicard de Co-Labor. Ce prêt servira aussi à accompagner le lancement du projet Valo-bois qui s’engage dans la valorisation de bois-déchet abaondonné en forêt. « Il existe au Luxembourg des marchés concernant le bois de chauffage qui ne sont soit pas encore développés, soit satisfaits par des entreprises des pays limitrophes, » explique Aurélien Rapeau, responsable du projet Valo-bois. « C’est pour cela que nous avons décidé de développer une activité sociale et solidaire dont l’objet est d’impliquer des personnes en (ré-)insertion à une activité économique à valeur sociale et environnementale forte ». Selon Co-Labor, chaque année des milliers de mètres cubes de bois non valorisés sont brûlés sans récupération de chaleur ou abandonnés en forêt, faute de matériel et/ou de temps nécessaire pour la transformation, le conditionnement, et le démarchage de la clientèle. Les tâches remplies par les équipes de Valo-bois sont entre autres la récolte et l’entreposage du bois coupé par d’autres acteurs de l’entretien des forêts, la transformation en buches et en bois d’allumage et l’ensachage du bois, mais aussi la vente, respectivement livraison des produits. « Cette activité s’inscrit résolument dans une démarche d’insertion sociale, » continue Rapeau. « En effet, l’objectif n’est pas de vendre du bois sur le secteur marchand et de développer ainsi un secteur lucratif, mais bien d’aider par le travail des personnes en difficultés à se (ré-)insérer dans la société. ». Néanmoins, le résultat de ce travail est du bois de chauffage socialement équitable, produit localement dans le respect du développement durable. Ce bois est commercialisé pour permettre dans le futur à cette action de s’autofinancer. Le projet Valo-bois est cofinancé par le Ministère du Travail et de l’Emploi, la Ville de Luxembourg et la Ville d’Esch-sur-Alzette dans le cadre d’un projet pilote d’une durée de 2 ans.


Le bois mort est encore sous utilisé au Luxembourg

Plus d’information sur la valorisation du bois au Luxembourg ici.

INOVE et BIO-SOL phase 2

Depuis 2011, Co-Labor exécute deux projets d’aide à l’emploi : INOVE et BIO-SOL phase 2, tous les deux financés par le Fonds Social Européen (FSE).

Dans le projet INOVE, 20 personnes peuvent, au sein d’une même structure et avec le même contrat de travail, faire sur une période limitée (9 mois maximum) l’expérience de près d’une dizaine de métiers verts, économisant ainsi un temps considérable dans la définition de leur projet professionnel, et ce, sans période de chômage préjudiciable à leur curriculum vitae comme aux finances de l’Etat.

L’idée est de les initier à un maximum de compétences fondamentales de ces métiers en un mois dans six ateliers de formation, dans le cadre d’activités comme l’aménagement de jardins ou le maraîchage biologique.

Dans la mesure où leur projet professionnel serait rapidement défini, les candidats auront la possibilité de développer leurs compétences dans un domaine particulier en bénéficiant de l’encadrement expérimenté en la matière de la part de Co-Labor, par l’intermédiaire de l’apprentissage non formel (learning by doing) ou
de formations spécifiques.

En faisant le point sur deux constats, d’un côté une main d’œuvre peu qualifiée disponible sur le marché du travail et de l’autre côté, le potentiel de développement d’un secteur d’alimentation biologique pour laquelle une réelle demande existe, un partenariat de développement entre producteurs responsables locaux et décideurs politiques s’impose.

Avec le projet BIO-SOL2, Co-Labor a élaboré un projet
qui se déroule en deux volets : le premier axe consiste à continuer le travail d’intégration à travers les ateliers de formation, bilans, RAE,
stages et placements ; le deuxième volet est consacré au développement de l’activité en soi et à la promotion auprès des instances publiques pour amener les cantines scolaires notamment à les utiliser de plus en plus.

En juillet 2012, etika et la BCEE ont octroyé un crédit à taux réduit de 265 500 euros sur une durée de 5 ans pour l’achat d’équipements destinés à deux projets soutenus par le FSE, INOVE et BIO-SOL2, ainsi que pour une extension de sa ligne de crédit afin de porter son plafond de 200 000 euros à 450 000 euros auprès de la BCEE, qui avait déjà fait l’objet d’une convention entre etika et Co-Labor signée en 1999 et toujours en vigueur à ce jour. À présent, l’intégralité de la ligne de crédit fait l’objet d’une bonification d’intérêt.

Le crédit sert à mettre en place une structure d’initiation et d’orientation aux emplois verts (INOVE) et à l’expansion des sites témoins expérimentaux, du jardin pédagogique et de l’activité productrice de légumes et fruits de qualité biologique, ainsi qu’au renforcement des partenariats nationaux pour le développement des activités commerciales inclusives durables sur le marché du travail. De plus, une partie des investissements sera utilisée dans le cadre du développement du projet Valobois, visant à valoriser le bois de chauffage considéré normalement comme un déchet et délaissé
en forêt (voir l’article en haut). Une autre partie servira entre autre à
continuer le développement du centre de formation de Co-Labor.

Contact : Marc Kohl, 1 Grevelsbarriere, L-8059 Bertrange, Tel. +352 44 78 83 1, www.Co-Labor.com

Article paru le 17 décembre 2003, dernière actualisation en septembre 2017